« Mouloud Hamrouche a toutes les caractéristiques pour être le prochain candidat du FLN à l’élection présidentielle », a lâché hier, Amar Saadani, ancien secrétaire général du FLN.

Une réaction qui a surpris le premier concerné, l’ancien chef du gouvernement de l’époque de Chadli Bendjedid. Qui a mandaté Saadani pour faire cette annonce? Le nom de Hamrouche a-t-il été réellement évoqué comme probable successeur à Abdelaziz Bouteflika dans les instances du FLN ou au sein du cercle  des décideurs ?

Selon des informations obtenues par Actu-fil.com, « Hamrouche n’a été ni sollicité ni informé, ni approché par le pouvoir ». L’ancien chef du gouvernement « n’a eu aucun contact avec Amar Saadani ». « L’on se rappelle maintenant en période de crise que Hamrouche appartient au FLN », regrette notre source.

Dans l’entourage de l’ancien chef du gouvernement, l’on est convaincu que l’offre de Saadani, n’est en réalité  « qu’un cadeau empoisonné ». Saadani « n’était pas sincère », atteste notre source. « La candidature de Mouloud Hamrouche a été mise en avant pour faire diversion», précise notre interlocuteur.

Pourquoi l’ancien secrétaire général du FLN a-t-il décidé d’impliquer Mouloud Hamrouche dans le débat politique, lui qui a choisi le recul ?

En réalité, Hamrouche n’était pas la seule personnalité citée comme étant « candidat probable du FLN»  à la présidentielle. Amar Saadani a évoqué le nom d’Abdelaziz Belkhadem.

Ceux qui connaissent la relation tendue  entre les deux hommes ont aisément compris que là aussi, il s’agit d’un coup « de bluff politique » de la part de Saadani.

En 2014, Saadani avait accusé Belkhadem d’avoir des ambitions présidentielles. Il lui a reprochait d’ouvrir la porte du parti aux hommes d’affaires pour financer sa propre campagne électorale. Belkhadem aurait même  « détourné cet argent pour son propre compte » après son départ du FLN, confiait Saadani à ses proches.

Qu’en es-t-il maintenant pour la candidature d’Abdelmadjid Teboune, l’ancien chef du gouvernement ? A priori, parmi les trois candidats cités par Saadani, Abdelmadjid Teboune est celui qui  répond le mieux le plus au profil recherché par le pouvoir dans cette conjoncture.

Le nom de l’ancien chef du gouvernement qui avait tenu tête au patron du FCE, Ali Haddad, revient souvent dans les coulisses. Il a été donné comme probable successeur à Ahmed Ouyahia, puis comme éventuel chef de la transition.

Hier Saadani a défendu l’ancien Premier ministre en affirmant que « ni El Bouchi ni le fils de Tebboune n’ont acheté la marchandise. Ils ont arrêté des gens qui ont juste acheté un appartement dans une promotion d’El Bouchi ». Rappelant que le fils d’Abdelmadjid Teboune  est toujours détenu dans le cadre de l’affaire des 700 kg de cocaïnes, saisis au port d’Oran.

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