Ali Benflis s’est exprimé, ce mardi 9 avril, sur la réunion du Parlement à l’issue de laquelle Abdelkader Bensalah est devenu chef d’État par intérim pour une période de 90 jours. « L’application intégrale de l’article 102 contrevient manifestement à cette exigence et heurte frontalement une revendication légitime portée avec insistance par la révolution démocratique pacifique en cours dans notre pays », écrit-il dans un déclaration écrite.

« L’adjonction des articles 7 et 8 à l’article 102 de la Constitution a nourri l’espoir qu’elle pouvait constituer la base permettant de pourvoir à la vacance de la Présidence de la République d’une manière acceptable pour tous et en particulier pour les millions d’Algériennes et d’Algériens qui réclament sans relâche le départ de toutes les figures emblématiques de l’ancien régime », poursuit le président de Talaie El Hourriyet.

Pour lui, il apparaît « clairement qu’il n’a été fait aucun usage des articles 7 et 8 puisque l’application intégrale de l’article 102 a fini par prévaloir comme solution unique et exclusive au problème de la vacance de l’institution présidentielle ». Selon lui, « l’application intégrale de l’article 102 est très loin de constituer une mesure d’apaisement dans le contexte actuel d’une sensibilité exceptionnelle ».

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« L’application intégrale de l’article 102 et la non prise en compte des articles 7 et 8 de la Constitution indiquent clairement que le basculement s’est opéré dans le sens d’une pérennisation des résidus d’un régime politique que le peuple algérien a dénoncé et condamné avec une vigueur extrême. Au total, la manière dont il vient d’être pourvu à la vacance de la Présidence de la République ne rapproche pas notre pays de la sortie de crise. EIle l’en éloigne dangereusement », conclut-il.

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