Ali Benflis critique la composition du nouveau gouvernement nommé, hier dimanche, par le président de la République. « Le moins que l’on puisse dire est que la formation du Gouvernement qui vient d’être annoncée n’a pas été entamée sous les meilleures auspices », indique le président de Talaie El Hourriyet dans un communiqué.

« En effet, le pouvoir en place n’a pas eu la main heureuse dans le choix de la personnalité qu’il a mise à la tête de ce Gouvernement. Il n’a voulu courir aucun risque et a opté pour une figure emblématique d’un régime politique totalement discrédité  et unanimement décrié », ajoute-t-il.

Ali Benflis estime que le Premier ministre « a percé son chemin vers sa nouvelle fonction au moyen de la répression à large échelle des mouvements sociaux, du harcèlement soutenu des oppositions et des critiques au pouvoir en place, de la supervision sourcilleuse de la fraude électorale (…) ».

« A lui seul, ce choix faisait du changement faussement promis un autre leurre et une autre duperie », assure-t-il.

« Après avoir fait perdre au pays vingt précieuses années, le régime politique en place et ses alliés extra-constitutionnels persistent dans cette même voie en formant un Gouvernement dont le peuple algérien a scellé le sort avant même qu’il ne soit constitué », poursuit Ali Benflis.

Pour lui, « dans le comportement de ce régime une provocation chasse l’autre ». « En effet, la formation du nouveau gouvernement relève plus de l’acte provocateur qui attise la colère légitime que d’une volonté d’apaisement que les circonstances exigent. Le régime et ses alliés auront ainsi joué la carte du pourrissement jusqu’au bout dans une ultime gesticulation pathétique et dérisoire », assure-t-il.

« La formation du nouveau Gouvernement telle qu’elle a été annoncée n’exprime rien d’autre qu’une persistance dans la provocation et le défi. Elle ne procède d’aucune façon d’une volonté d’apaisement. Elle n’est pas à la hauteur de la gravité de la crise de régime actuelle et des exigences politiques, institutionnelles et constitutionnelles de l’impasse historique à laquelle l’Algérie est confrontée », conclut le président de Talaie El Hourriyet.

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