Le procès en appel de trois Ahmadis aura lieu, dimanche 17 février, à la cour de Béjaïa, selon la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). « Les prévenus ont été déjà jugés en première instance auprès du tribunal d’Akbou (et condamnés) à une peine de trois mois de prison avec sursis et une amende de 20 000 dinars », précise la même source.

« Il s’agit de M. Idjaad, sa femme et M. Adrar, qui n’ont pas comparu avec le groupe des 27 Ahmadis déjà jugés suite à l’appel introduit par le procureur de Béjaïa, en deuxième instance à la cour de Béjaïa », ajoute l’organisation. Plusieurs membres de cette communauté ont été interpellés le 10 mars 2017 « dans plusieurs localités » de Béjaïa, selon elle.

Ils ont été poursuivis pour « offense à l’islam », « constitution d’association illégale » et « collecte illégale d’argent », poursuit la même source. « Leurs seul tort est d’être Ahmadis, Algérien-ne-s et musulman-ne-s de confession non-makekite », dénonce la LADDH qui dit avoir suivi cette affaire dès le début.

L’association « a déjà dénoncé cette campagne d’inquisition et de persécution contre cette communauté et plaidé pour l’abandon de l’ensemble des poursuites, car en contradiction avec les libertés de culte et de conscience consacrées par la constitution et le pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié par l’Algérie », écrit-elle.

 

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