Bachir Derrais a répondu, ce lundi 21 janvier, au ministre de la Culture concernant les réserves émises par la commission de visionnage du centre national d’étude et de recherche sur le mouvement national sur le film Larbi Ben M’hidi. « Contrairement à ce que rapportent les médias de vos déclarations, le film Ben M’hidi a été et reste frappé par une double censure », écrit le réalisateur sur sa page Facebook.

« La censure du volet historique et la censure économique. Économique puisque un certain nombre de sponsors étatiques confirment avoir reçu des instructions d’en haut pour ne pas honorer les contrats qu’ils ont signés avec ma société. Et comme vous le savez bien, l’affaire est en justice », précise la même source.

Bachir Derraïs appelle le ministre à « assumer les responsabilités de coproducteur du ministère de la Culture sur ce film en restant positif quand à sa réussite nationale et internationale ». « Quant à la polémique, je vous signale que c’est vous-même qui l’avez initié et vous continuez à polémiquer à chacune de vos déclarations comme c’était le cas hier à Tizi-Ouzou », souligne-t-il

Dans sa réponse, le réalisateur accuse Azzedine Mihoubi de « porter » sur lui « toutes les accusations possibles et imaginables ». « Mais vous n’avez pas à essayer de m’imposer votre point de vue sur mon film », lâche-t-il. Bachir Derrais confirme que le film Ben M’hidi est bien une « coproduction ».

« Mais même si le financement étatique de Ben M’hidi est majoritaire, le film Ben M’hidi n’est pas un film de commande. Il a été lancé à mon initiative. Son montage financier reste un montage financier classique et le producteur délégué, responsable et garant financièrement de la bonne fin du film, c’est moi-même, avant tout », assure-t-il.

Le réalisateur rappelle qu’il « dispose de tous les choix artistiques et du montage final comme le stipule un article du contrat de coproduction » entre sa société « Les films de la Source« , le centre de recherche représentant le Ministère des Moudjahidines et Le C.A.D.C.

« Le scénario du film BENMHIDI qui a été porté à l’image et que je porte à bras le corps depuis six ans a été écrit en totale liberté par Abdelkrim Bahloul sur la base d’un premier texte de Mourad Bourboune. C’est moi qui aie engagé personnellement ces deux professionnels du cinéma pour l’écriture du scénario », insiste-t-il.

Bachir Derrais estime que les « fausses querelles inutiles » n’ont « qu’assez duré ». « Ben M’hidi est un film très attendu par le public. Évitons, en parlant clair, des brouilles médiatiques néfastes à son succès », conclut le réalisateur qui avait précédemment menacé de recourir à la justice.

Samedi 19 janvier, le ministre de la Culture avait catégoriquement démenti l’interdiction du film sur Larbi Ben M’hidi par le gouvernement. Azzedine Mihoubi avait également précisé que plusieurs « réserves émises par la commission de visionnage » du centre national d’étude et de recherche sur le mouvement national concernant l’œuvre « ont été levées ».

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