L’appel anonyme à des marches contre le cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika le vendredi 22 février n’inquiète pas seulement les partisans du président de la République. Certains partis de l’opposition expriment leurs appréhensions dont le Parti des travailleurs (PT). « Nous sommes pour le droit de manifestation pacifique. C’est un droit fondamental car chacun est libre d’avoir une position et d’imaginer une solution. Nous sommes aussi contre la répression », estime d’emblée Ramdane Tazibt, député et cadre du parti qui  estime toutefois que « l’impasse d’un système » n’est pas liée à un « homme ».

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« Ce sont des appels anonymes qui ont été lancés pour le 22 février. Et là, il y a un problème car celui qui veut manifester n’a pas à cacher son identité. Le citoyen a le droit de savoir quelles sont les revendications », insiste M. Tazibt. Ce dernier rappelle que le pays travers un « moment difficile ». « Les élections se déroulent dans un moment de tensions. Il y a de gros risques sur l’intégrité et l’avenir de notre pays. Des acteurs ici et ailleurs voudront que notre pays explose à l’occasion de cette élection », prévient le député qui appelle à la « vigilance ». « Nous sommes pour le changement du système mais ne voulons pas que notre pays sombre à l’occasion de l’élection », poursuit-il.

Ramdane Tazibt précise que son parti est contre la logique qui veut que « la fin justifie les moyens ». « Ni les partisans de la continuité (du système), ni ceux qui s’opposent au cinquième mandat n’ont le droit d’utiliser tous les moyens », souligne-t-il. Pour ce cadre du PT, la « paix recouvrée », la « sécurité nationale et l’intégrité de notre pays » sont des « lignes rouges ».

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