Des manifestants près de la Place Audin. Photo prise par Hadjer Guenanfa.

Le mouvement populaire de la dignité et de la rupture, né dans la fraternité et le rejet du pouvoir, a impacté l’université et ses composantes, les étudiants, les enseignants et les travailleurs. Notre objectif commun est de changer notre Algérie.

A l’évidence il faut construire pour parvenir à la rupture avec le système prédateur et autoritaire, participer à refonder une nouvelle Algérie démocratique et sociale et déconstruire le système universitaire dévoyé par une nomenklatura corrompue et illégitime.

Depuis le 22 février, le mouvement étudiant a convergé rapidement avec le mouvement populaire. Les enseignants commencent à s’impliquer fortement bien qu’inégalement.

L’université doit connaitre une révolution morale et se libérer des valeurs et repères qui ont tourné le dos à la pensée critique, à l’éthique et à la morale universelle.

L’université doit transformer sa gouvernance par une révolution démocratique qui nous libère des dictateurs clientélistes et nous libère d’un mode de gestion basé sur la hogra et les atteintes à notre dignité.

Nous appelons enseignants et étudiants à s’auto-organiser, à élire leurs délégués dans des comités au fonctionnement démocratique, à mettre en place une dynamique de débats dans des forums démocratiques multiples à l’intérieur et à l’extérieur des universités, à mettre en documents les propositions et revendications formulées démocratiquement et à les diffuser dans une plateforme-web à créer.

Ouvrons les débats aussi bien sur les questions universitaires que sur les projets de société qui construiront l’Algérie nouvelle.

Elargissons ces débats dans les espaces publics et les lieux de rassemblement pour rester en symbiose avec la population.

Rapprochons de nous de tous les acteurs qui participent à l’éclosion du mouvement populaire pour que nos idées aient un contenu qui fasse sens sur le terrain.

La rentrée universitaire doit être l’occasion d’organiser des AG là où ca ne s’est pas encore fait, de se réapproprier l’expression libre des espaces universitaires afin de parvenir à une coordination nationale de la communauté universitaire en lutte. Celle-ci doit définir le mode de convergence avec le mouvement populaire et la façon de s’y projeter utilement, qualitativement et démocratiquement.

Premiers signataires :

Adel ABDEREZAK , Université de Khenchela

Mourad OUCHICHI, Université de Béjaia

Louisa AIT HAMADOUCHE, Université Alger 3

Reda DJENIDI,  Université Bordj Bouariridj

Farida BECIR Université d’El Tarf

Mohamed Chérif BOURAS,Université d’Annaba

Abla ROUAG, Université de Constantine

Med Maid OUAKID, Universite d’Annaba

Aicha Beya LARHEM Université de Batna 2

Nacira HENNOUNI Université d’El Tarf

Benseghir Boukhari, El-Tarf

Latifa ASSIA Université , El-Tarf

Wilya KHATI Université El-Tarf

Zohra ighilhariz,Uuniversité d’Oran

MEDJELDI Saida, Univrsité El-Tarf

Hassina BENDJEDID université El-Tarf

Nacira DJABALi université El-Tarf

Lounis Chabane, Université de Béjaia

Slimane GOUDJIL, Université de Béjaia

Radia TOUATI, Université de Béjaia

Fatiha BENABOU, Université d’Alger

Zoubir AROUS, Université d’Alger

Larbi MEHDI, Université d’Oran

Nabila BOUCHAALA ENSJP

Chérif DRIS ENSJP

 Feriel ATEK, Université de  Bab Ezouar;

 Redouane BOUDJMAA, Université d’Alger;

 Smail DJOURI, Université d’Alger;

 Aabdelhak BENSAADI, Université d’Alger;

 Selmi ELAIFA, Université d’Alger;

 Abdelatif BOUZAR, Université d’Alger;

Said GACEMI, Université de Tamanrasset;

 Mohamed hENNAD, Université d’Alger;

Mohcene kHANNICE, université de Blida;

Karima AIT MEZIANE, Université d’Alger

 Leila SIDHOUM, Université d’Alger

Doria BENBIBAL, Université d’Alger

Tayeb Jennouche, Alger

 Fatma Oussedik Alger

 Khaoula Taleb Ibrahimi Alger

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