Amnesty international a appelé, ce jeudi 21 février, les autorités à « cesser de restreindre arbitrairement les activités pacifiques des associations ». Dans un rapport intitulé « Des lois conçues pour museler : La répression mondiale des organisations de la société civile », l’ONG précise « qu’en Algérie, au titre de la loi 12-06 relative associations, quiconque souhaite créer une association doit obtenir l’autorisation préalable des autorités ».

Amnesty international rappelle que de nombreuses demandes introduites par des associations sont restées « sans réponses des autorités » depuis 2012, « laissant de nombreux groupes de défense des droits humains, notamment le bureau la section algérienne d’Amnesty International, dans une situation juridique incertaine ». « Les organisations dont la demande d’enregistrement a été rejetée ont pu faire appel de la décision devant un tribunal administratif dans un délai de trois mois », selon elle.

« Nous appelons les autorités algériennes à abroger la loi 12-06 et à élaborer une nouvelle loi sur les associations qui soit conforme aux normes internationales applicables en matières des droits humains. Elles doivent également mettre fin à la pratique qui consiste à refuser d’accorder des agréments sans aucune justification écrite. Enfin, elles doivent cesser de restreindre arbitrairement les activités pacifiques des associations. » a déclaré Hassina Oussedik, directrice d’Amnesty International Algérie.

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