Le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, a affirmé, ce samedi 30 mars, que « la solution de crise ne peut être envisagée qu’à travers l’activation des articles 102, 7 et 8 ». Mardi, dans une allocution prononcée lors de sa visite dans la 4e région militaire (Ouargla), le vice-ministre de la Défense nationale n’avait pourtant évoqué que l’article 102 de la constitution. La proposition de Gaïd Salah constitue-t-elle pour autant une avancée ou un pas vers le  dénouement de la crise politique que connait le pays ?

Si l’article 7 de la constitution prévoit que « la souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple », l’article 8 explique comment cette souveraineté doit  être exercée. « Le pouvoir constituant appartient au peuple. Le peuple exerce sa souveraineté par l’intermédiaire des institutions qu’il se donne. Le peuple l’exerce aussi par voie de référendum et par l’intermédiaire de ses représentants élus. Le Président de la République peut directement recourir à l’expression de la volonté du peuple », stipule cet article.

Pour l’avocat et militant des droits de l’homme, Amar Khababa, «Gaid Salah n’a fait que rappeler au peuple et aux partisans de l’article 7 que la souveraineté populaire ne s’exerce pas dans la rue ou par la rue, mais elle se pratique dans un cadre constitutionnel, comme stipulé par l’article 8 ». En d’autres termes,  la souveraineté populaire s’exerce  à travers « les  Assemblées élues et ou par voie référendaire et non  à travers les manifestations », précise-t-il dans une déclaration à Actu-fil.com.

Gaid Salah « n’a rien proposé  de nouveau au peuple algérien », prévient le juriste . Bien au contraire, « il a réitéré aujourd’hui la même position exprimée  mardi  à Ouargla, à savoir que la solution passe inéluctablement par  la mise en œuvre de l’article 10 2 ». Un article qui précise entre autres que  « la vacance du pouvoir doit être validée par le parlement ».

Par ailleurs, Amar Khababa rappelle que la position d’ Ahmed Gaïd Salah traduit « une réelle crise au sommet de l’État ».  » Cela veut dire que  le cercle présidentiel refuse de céder ».

 

 

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