Ali Ghediri, se réjouit de l’application de l’article  102 de la constitution pour  mettre fin au règne du président Bouteflika. « Nous nous  réjouissons  que la sagesse et la clairvoyance aient fini par l’emporter sur toute autre considération et que l’intérêt suprême de la nation ait été mis en avant pour abréger l’étendue d’un entêtement du pouvoir qui aurait pu mener le pays à l’impasse », a-il affirmé dans un communiqué rendu  public, ce  mercredi 27 mars.

L’application de l’article 102 de la constitution, « quoique tardive, n’en demeure pas moins l’unique issue pour une sortie de crise dans un cadre strictement constitutionnel », estime-t-il.

Mais le recours  à cette disposition de la constitution  reste suffisante, de l’avis du candidat à la présidentielle. ce dernier propose « de mettre en place les mécanismes d’accompagnement pour, d’une part, réduire les délais de mise en œuvre des actions devant déboucher sur de nouvelles élections présidentielles et, d’autre part, permettre à la société civile d’être partie prenante dans le processus ».

Par ailleurs, pour que la décision d’appliquer l’article 102 puisse impacter positivement les évènements en cours et émousser les tendances extrémistes, « il conviendrait de considérer la date du retrait de la candidature du Président comme étant celle de ‘‘l’empêchement’’ et de considérer ce dernier comme définitif dès le départ en faisant constater, par les spécialistes du domaine, l’impossibilité de la rémission », estime Ghediri.

« La voie constitutionnelle, à notre sens, demeure la seule à même de garantir au pays un retour à la normalité et d’amorcer l’édification de la nouvelle ère dans les meilleures conditions possibles. Il appartient à tout un chacun d’apprécier la situation et d’agir à l’aune de l’intérêt suprême de la nation, de faire les concessions qui s’imposent, lorsque c’est nécessaire et éviter la surenchère et les calculs politiciens qui, risquent d’étaler temporellement les contestations et d’ouvrir la voie à toutes les formes d’intrusion », ajoute la même source.

Ghediri estime que le gouvernement en place « qui s’est décrédibilisé » par son parti pris pour le cinquième mandat « ne saurait en aucune manière être impliqué »  si ce n’est dans les aspects techniques – dans la préparation et le déroulement des élections à venir ».  La mission de surveillance doit revenir, selon lu, « à une commission autonome dont les membres auront été librement choisis par le peuple et de préférence parmi ceux du « hirak ».

 

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