Le général major Ali Guediri semble déterminé à aller jusqu’au bout dans le cadre de l’élection présidentielle du 18 avril et n’envisage pas un instant la défaite. « Je défie le système. Il ne me fait pas peur. Je suis déterminé à m’en occuper. Ce sera moi ou lui (le système) », a lâché le candidat, ce dimanche 27 janvier, au forum du journal Liberté.

Comment peut-il atteindre son objectif alors qu’il ne bénéficie pas du soutien de l’institution militaire, demande une journaliste. « J’ai le soutien d’une autre force : le peuple. Ni l’armée, ni les avions (…) ne nous fait peur », a-t-il affirmé devant une salle archicomble à l’hôtel Sofitel.

La candidature du président Abdelaziz Bouteflika ne lui pose pas de problème. « Le président Bouteflika est à ce jour président. S’il décide de se présenter, que Dieu l’aide. En tant que citoyen, je l’affronterai », a assuré Ali Ghediri. Ce dernier ne craint pas la fraude.

« Si la fraude existe, c’est parce qu’on est passif. L’élite était absente. Les opportunistes étaient aux premiers rangs », a-t-il estimé. Le candidat a appelé le peuple et surtout son élite à prendre conscience. Nous n’avons pas le droit de se taire sur la fraude », a-t-il ajouté.

Le général major Ali Ghediri prend également la défense de l’institution militaire. « J’ai passé les deux tiers de ma vie sous les drapeaux. Cette dichotomie entre le militaire et le civil est artificiel. L’armée n’a jamais été le refuge d’une classe », a-t-il avancé.

Plus loin, le général major a souligné le fait que les « constitutions les plus démocratiques » en Algérie ont été élaborées sous l’égide de présidents issus de l’institution militaire. « Et puis pour faire sortir la politique des casernes, il n’y a qu’un militaire qui peut le faire », a-t-il tranché.

Croit-il à la neutralité de l’institution militaire pour l’élection du 18 avril prochain ? « Je m’en tiens à ce qu’a dit son chef (le général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, NDLR). Il a dit que l’armée est neutre et qu’elle se limite à ses prérogatives », a-t-il répondu.

Interrogé sur sa relation avec Issad Rebrab, Ali Ghediri confirme sa rencontre. « Je ne suis pas en train de défendre Issad Rebrab. Mais Issad Rebrab est un chef d’entreprise. Pourquoi se focalise-t-on sur cette rencontre ? J’ai rencontré des écrivains, des politique et Monsieur tout le monde », a-t-il indiqué.

« Je suis candidat. Je n’ai aucun complexe et je ne laisserai pas le pouvoir me dicter qui je pourrais rencontrer. Issad Rebrab est un Algérien. Je l’ai vu et je pourrais le revoir », a-t-il lancé.

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