Ali Benflis a estimé, ce mercredi 3 avril, la démission du président Bouteflika « représente l’épilogue affligeant de deux décennies d’un immense gâchis ». « A un moment où le peuple algérien vient de clore l’un des chapitres les plus sombres de l’Histoire de notre pays, mes toutes premières pensées vont à nos concitoyennes et à nos concitoyens qui ont été les artisans d’une révolution populaire pacifique qui nous a restitué notre fierté nationale et fait l’admiration du monde », indique le président de Talaie El Hourriyet dans une déclaration écrite.

« Je félicite de tout mon être le peuple algérien pour sa grande victoire démocratique. Dans sa marche vers cette victoire, et à l’égal de ses glorieux aïeux, le peuple algérien a fait l’ample démonstration de son esprit de résistance, de son amour pour la patrie et de son attachement inébranlable au recouvrement de la libre maitrise de son présent et de son devenir », ajoute-t-il.

Ali Benflis a indiqué aussi que ses « pensées vont aussi à l’Armée Nationale Populaire qui, au moment de la difficile épreuve que vit notre pays, s’est positionnée dans le camp du peuple ». « Ce choix naturel était attendu d’elle et ce faisant elle a apporté un autre témoignage  puissant de sa nature authentiquement populaire, nationale et républicaine », assure-t-il.

Pour lui, les « premiers pas de la sortie de l’impasse politique, institutionnelle et constitutionnelle viennent d’être faits mais le chemin de la refondation et de la reconstruction reste encore long ». « Sur ce chemin, il y a encore des bombes à retardement que l’ancien régime et ses alliés extra-constitutionnels se sont ingéniés à multiplier et qu’il s’agit maintenant de désamorcer les unes après les autres », prévient-il.

Selon lui, la présidence de l’Etat « devra revenir à une ou des personnalités irrécusables ». « Il y a un Gouvernement discrédité et désavoué avant même sa formation qu’il importe de recomposer. Il y a un Conseil Constitutionnel dont la présidence a pris fait et cause pour l’ancien régime et dont il faudra traiter le cas de manière compatible avec toutes les exigences d’une bonne tenue de la prochaine échéance présidentielle. Il y a enfin, la préparation, l’organisation et le contrôle de cette échéance qu’il faudra soumettre à des mécanismes acceptables pour tous », détaille Ali Benflis.

Ce dernier indique que la « préparation de cette échéance représente la première épreuve de vérité pour la refondation et la reconstruction du nouveau système politique national ». « C’est d’elle que dépend un bon ou un mauvais départ. C’est d’elle aussi que sera tributaire la solidité des bases de ce nouveau système politique national. Et c’est à elle, enfin, que le sort de la révolution démocratique pacifique est intimement lié », conclut-il.

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