Ali Benflis a estimé, ce mardi 2 avril, que la « plus grande urgence et la plus haute priorité de l’heure résident dans la neutralisation, au plus tôt » des « forces extra-constitutionnelles dont la politique de la terre brûlée n’a jamais été autant perceptible et visible ».

« Jusqu’à ces dernières heures, les forces extra-constitutionnelles avaient au moins le souci des formes et faisaient usage du nom et de la fonction du Président de la République pour faire passer leurs propres messages et leurs décisions », écrit-il dans un communiqué.

« Le communiqué rendu public, hier, sous le sceau du Secrétariat Général de la Présidence de la République, change radicalement la donne. Il indique, sans aucun doute possible, que la crise de régime a atteint son paroxysme », affirmé le président de Talaie El Hourriyet.

Pour lui, régime politique « tel que nous l’avons connu n’existe plus ». « Les forces extra- constitutionnelles ont ôté le masque et agissent à visage découvert. La réalité, longtemps cachée, est devenue une vérité et, cette vérité est que les têtes pensantes des forces extra- constitutionnelles sont aux commandes de la Présidence de la République », assure-t-il.

Face à ce développement gravissime, il n’y a pas de remparts institutionnels ou constitutionnels. Le Gouvernement est totalement inopérant car il ne peut décider d’aucun acte gouvernemental digne de ce nom en l’absence du Président de la République (…). Enfin le Conseil Constitutionnel a choisi son camp et s’est mis, de manière claire et sans équivoque, au service des forces extra- constitutionnelles », poursuit-il.

Ali Benflis évoque des « périls imminents que les forces extra- constitutionnelles font peser sur l’existence même de l’Etat national ». Selon, « il n’existe plus qu’un seul rempart institutionnel qui s’est posté aux premières lignes, celui de nos forces armées avec, à leur côté en solide soutien, le peuple algérien lui-même ».

« Jamais le sort de l’Etat national et celui de la révolution démocratique en cours n’ont été autant liés et inséparables l’un de l’autre (…). Il est, désormais, manifeste qu’aucune sortie de crise n’est possible sans la neutralisation immédiate et effective de ces forces extra- constitutionnelles (…) L’heure est plutôt au sauvetage de l’Etat national et de la révolution démocratique pacifique elle-même », conclut le président de Talaie El Hourriyet.

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