Ahmed Ouyahia a réaffirmé, ce jeudi 31 janvier, son soutien au cinquième mandat du président, Abdelaziz Bouteflika. « Notre espoir est que le président de la République se présente à l’élection et que ça soit une manière choisie par les Algériens, en toute souveraineté, pour s’entraider et aller vers un consens national », a indiqué le secrétaire général du RND à l’ouverture de la réunion du conseil national de son parti.

Mais au cours de son discours, Ahmed Ouyahia a également réagi et pour la première fois à l’appel à la rupture lancé par le général-major à la retraite et candidat à la présidentielle du 18 avril prochain, Ali Ghediri. « Pour certains, le futur dans la politique, c’est le changement. Pour ne pas dire que le futur dans la politique chez certains, c’est la rupture. Nous disons que le futur est dans la continuité », a lancé le patron du RND.

Pourquoi la continuité ? « Parce que nous sommes un pays qui se construit. Nous sommes un pays qui est en train de sortir de la crise (…) », a-t-il répondu. Ahmed Ouyahia a évoqué la « bande de de ceux qui scandent ‘’dégage !’’ sans la place Tahrir et celle qui appelle au changement pour le changement » avant de rappeler l’appel pour le cinquième mandat lancé par son parti en juin 2018 ».

Dans son intervention, le secrétaire général du RND est revenu sur l’élection pour le renouvellement partiel des membres du Conseil de la nation en parlant de « dépassements flagrants » dans certaines wilayas et de « violence » lors du scrutin.

« L’amertume et l’indignation ne sont pas la conséquence de nos résultats à cette épreuve électorale. Ces sentiments découlent des dépassements enregistrés dans plusieurs wilayas et de la violence condamnable utilisée au niveau de certaines wilayas », a-t-il déploré.

« En votre nom à tous, je condamne ces dérives qui n’ont servi ni la démocratie, ni l’État de droit. En votre nom, à tous je salue aussi le courage, la discipline et l’engagement de nos cadres et de nos élus locaux face à ces épreuves. Les dérives que nous venons de vivre ne nous détourneront pas de notre engagement au service du pays et aux côtés du Président de la République », a-t-il lâché.

Ce dernier explique ces dépassements par « la peur » que suscite son parti devenu aujourd’hui un » « force politique ». Le patron du RND tacle son partenaire de l’alliance présidentielle. « Lorsqu’on arrive à une échéance, certains ont peur de nous et d’autres font des calculs par rapport à nous. Je pense que personne n’a vu en nous un parti de l’opposition. Ils peuvent pas nous mettre dans cette catégorie », a-t-il conclu.

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