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Reporters sans frontières (RSF) se dit « extrêmement préoccupée par les conditions de détention du journaliste Adlène Mellah ». « Le directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair Presse est en grève de la faim depuis plus de 15 jours pour protester contre l’acharnement judiciaire qu’il subit depuis plusieurs mois », écrit l’organisation dans un communiqué publié ce jeudi 17 janvier.

« Reporters sans frontières dénonce les conditions de détention du journaliste Adlène Mellah. Les autorités seront tenues responsables si l’état de santé du journaliste venait à se dégrader davantage », déclare Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF qui appelle à « sa libération immédiate et inconditionnelle ».

Adlène Mellah a été « condamné dans la soirée du 25 décembre 2018 à un an de prison ferme pour “attroupement illégal” », rappelle RSF. « Le 16 janvier 2019, lors d’une visite, ses avocats ont constaté la détérioration de l’état de santé du journaliste et ses conditions de détentions alarmantes », précise l’ONG.

« À l’isolement depuis son arrestation le 9 décembre 2018, Adlène Mellah aurait perdu près de 14kg et souffrirait du froid et de l’humidité dans sa cellule. Selon l’un de ses avocats interrogé par RSF, le directeur des médias est très affaibli psychologiquement », poursuit la même source.

« L’audience en appel dans le procès pour “attroupement illégal” a été fixée pour le 23 janvier prochain. Adlène Mellah est aussi appelé à comparaître à partir du 7 février 2019 dans le cadre d’une autre affaire », selon Reporters sans frontières.

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