La date du congrès du FLN sera fixée au plus tard lundi. C’est ce qu’a laissé croire, Moad Bouchareb, le coordinateur de l’instance dirigeante du FLN, dans une déclaration à la presse en marge de la réunion tenue,samedi, avec ses sénateurs. «On fixera la date du congrès du FLN dans une semaine au plus tard dix jours. On vous annoncera alors la date exacte du congrès si c’est avant ou après les présidentielles », avait-il lancé aux journalistes. Cette sortie a relancé le débat sur une question considérée portant comme « scellée » par l’entourage du nouveau patron du FLN.

En effet, approché par Actu-fil.com, un membre de l’instance dirigeante du FLN avait assuré que le congrès n’est pas à l’ordre du jour. « Qui a parlé du congrès. La priorité absolue du FLN est la présidentielle du mois d’avril», a affirmé notre source.

Cet avis est partagé par Abderramane Belayat,l’ancien coordinateur du bureau du FLN. Dans une déclaration à Actu-fil.com, ce jeudi 17 janvier, il atteste que Le FLN va rater son congrès si la direction du parti décide de l’organiser avant les présidentielles. « On peut tenir un congrès demain ou dans dix jours, mais ce rendez vous sera un échec pour le FLN », soutient-il. Pour lui, le parti « doit prendre le temps nécessaire » pour se préparer à cette échéance importante. « Le congrès est certes nécessaire, mais il ne constitue pas une priorité», poursuit notre interlocuteur.

Moad subit-il des pressions pour avancer la date du congrès ? « On ne connait pas les impératives des uns et des autres, on ignore les agendas de certains, par contre je peux confirmer que le congrès ne se tiendra pas sans nous », lâche Belayat. Par « nous », Belayat fait-il allusion à l’aile de l’ancien secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, exclue du dernier congrès ? Ou fait-il référence à tous les anciens cadres du FLN qui ont payé les frais de leur opposition à la direction du parti ces deux dernières décennies ? Notre interlocuteur ne donne aucune précision, mais rappelle néanmoins que « personne n’ignore les sensibilités qui existent au sein du parti majoritaire ». Transcender ces sensibilités en quelques semaines relève de l’impossible, laisse-il croire.

Pour Belayat, le FLN doit rester mobiliser pour soutenir le président Bouteflika lors des prochaines élections.« Le parti doit affronter cette élection unie. Notre priorité absolue demeure la victoire de notre candidat Abdelaziz Bouteflika », souligne-t-il.

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