Le ministre des affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a affirmé jeudi soir, à partir du Danemark, que le phénomène de la migration clandestine massive constitue un sérieux danger pour la stabilité des pays du sahel. «L’Algérie est aujourd’hui un pays sécurisé qui vit en paix et jouit d’une grande stabilité dans une zone marquée par de grandes turbulences dues notamment aux crises que connaissent certains pays du voisinage, à la persistance de la menace terroriste et au phénomène de la migration clandestine massive qui pose, lui aussi, de sérieux défis à la stabilité et à la sécurité dans la région», a-t-il déclaré dans un discours prononcé devant Collège royal de défense du Danemark. Un rappel qui intervient au cœur de la polémique, soulevée par des ONG nationales et internationales, autour de la gestion du dossier de l’immigration clandestine par les autorités algériennes.
Par ailleurs, le ministre a réitéré la position de l’Algérie vis-à-vis du conflit au Sahara occidentale. Il rappellera notamment «l’appuie de notre pays aux efforts des Nations Unies en faveur de l’exercice par le peuple de ce territoire non autonome de son droit inaliénable à l’autodétermination». C’est dans cet esprit, poursuit-il, que l’Algérie a décidé de prendre part, en qualité d’observateur, au récent round de négociations organisé à Genève par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental.
Le chef de la diplomatie algérienne est revenu sur «la fragilité et la volatilité» qui distinguent certaines régions de notre environnement géopolitique direct, « en particulier en Libye et au Sahel». Dans la crise libyenne, l’Algérie, en tant que pays voisin, «soutient, dit-il, pleinement les efforts et la feuille de route des Nations Unies pour une solution politique entre toutes les parties libyennes sans interférence ou ingérence étrangère ». «Nous entretenons une position d’équidistance avec toutes les parties, avec lesquelles nous maintenons, d’ailleurs, des contacts réguliers», fait-il remarqué.
Au Mali, l’Algérie reste «pleinement engagé», soutient-il, dans la mise en œuvre de l’Accord de Paix d’Alger par toutes les parties signataires de ce document, en dépit de la multiplication des actes de violence et de terrorisme.
La réconciliation : « un facteur de paix».
Revenant à la situation en Algérie, Messahel estime que le pays doit sa sécurité et sa stabilité à « l’aboutissement d’une vision de paix, de réconciliation, de dialogue et de développement à long terme préconisée par le Président Abdelaziz Bouteflika dès son élection à la magistrature suprême en 1999». Ce dernier est revenu longuement dans son discours aux actions entreprises par le pays pour concrétiser le projet de réconciliation, citant notamment, «la politique de dé-radicalisation, la lutte contre les facteurs de marginalisation et d’exclusion, la promotion de la justice sociale et de l’égalité de chances, la promotion de la démocratie, de l’état de droit, de la bonne gouvernance, des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que l’indépendance de la justice occupent une place centrale».

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